Votre société peut financer
votre retraite, et déduire chaque euro.
Le PER ne se joue pas qu'en personnel : financé par l'entreprise, il devient une charge déductible de l'IS, largement exonérée de cotisations. Pour un ou plusieurs dirigeants, à parts égales ou non, l'arbitrage impôt société / impôt personnel se calcule, ligne par ligne.
Simuler notre équipe dirigeanteUn même PER, deux robinets de financement
Le circuit personnel déduit vos versements de votre revenu imposable : le gain dépend de votre TMI (11, 30, 41 ou 45 %). Le circuit société déduit les versements du résultat de l'entreprise : gain au taux d'IS, quasi sans cotisations sociales, et il n'entame pas votre trésorerie personnelle. Les deux se cumulent, et leurs plafonds sont indépendants : c'est là que se joue l'optimisation d'une équipe dirigeante.
Simulez votre équipe : parts libres, budget, répartition
Indiquez le nombre de dirigeants et leur part respective (10 / 20 / 70… le simulateur normalise), la situation familiale et le versement personnel de chacun, la trésorerie de la société et le versement global financé par elle : plafonds par dirigeant, économies d'impôts et impact trésorerie se recalculent instantanément.
PER et assurance-vie : un capital protégé, une transmission hors succession
Au-delà du rendement et de la fiscalité à l'entrée, ces deux enveloppes offrent des atouts patrimoniaux souvent méconnus, et décisifs pour un indépendant ou un dirigeant.
Un capital à l'abri des créanciers
L'assurance-vie est insaisissable par les créanciers tant que le contrat n'est pas racheté : le capital qui s'y trouve n'appartient juridiquement plus à votre patrimoine saisissable (hors primes manifestement exagérées et cas de fraude ; l'administration fiscale conserve des voies de recours spécifiques).
Le PER va plus loin encore : étant bloqué jusqu'à la retraite (hors accidents de la vie et achat de la résidence principale), il est de fait hors de portée des créanciers pendant toute la phase d'épargne. Pour un professionnel dont la responsabilité peut être engagée, c'est un véritable coffre-fort juridique.
Une transmission hors droits de succession
Les capitaux décès de l'assurance-vie échappent à la succession. Pour les versements effectués avant 70 ans : abattement de 152 500 € par bénéficiaire, puis prélèvement de 20 % seulement (là où les droits de succession classiques montent à 45 % en ligne directe, et 60 % entre non-parents).
Pour les versements après 70 ans : abattement global de 30 500 € sur les primes, et la totalité des gains reste exonérée. Le conjoint ou partenaire de PACS est, lui, totalement exonéré quel que soit le montant.
Le PER assurantiel bénéficie des mêmes abattements, appréciés selon l'âge au décès : avant 70 ans, 152 500 € par bénéficiaire ; après, 30 500 € globaux.
Chiffres 2026, articles 990 I et 757 B du CGI. La rédaction de la clause bénéficiaire conditionne l'efficacité de ces abattements : voir le guide dédié.
Ce que les dirigeants me demandent le plus
Comment une société peut-elle financer le PER de ses dirigeants ?
Deux mécanismes coexistent. Le PER d'entreprise obligatoire (PERO) : l'entreprise verse des cotisations, déductibles de son résultat imposable et largement exonérées de cotisations sociales, dans la limite de 8 % de la rémunération annuelle brute (elle-même retenue jusqu'à 8 PASS). L'abondement sur un PER collectif (PERECO) : l'entreprise complète les versements du dirigeant jusqu'à 300 % de son versement, plafonné à 16 % du PASS, soit 7 690 € en 2026. Dans les deux cas, la charge réduit le bénéfice soumis à l'IS.
Peut-on réserver le dispositif aux seuls dirigeants ?
Sous conditions. Le PERO se met en place pour une catégorie objective de bénéficiaires : si la catégorie retenue (par exemple les cadres dirigeants) n'englobe que les mandataires, le dispositif peut leur être réservé ; si des salariés relèvent de la même catégorie, ils doivent en bénéficier aux mêmes conditions. Le PERECO, lui, doit être ouvert à tous les salariés, le dirigeant y étant éligible dans les entreprises de 1 à 249 salariés. C'est pourquoi le simulateur propose un volet salariés : dans beaucoup de configurations, les inclure n'est pas une option mais une obligation, et son coût net après IS reste souvent raisonnable.
Quelle économie d'impôt sur les sociétés ?
Chaque euro versé par l'entreprise est une charge déductible : l'économie d'IS est de 25 % au taux normal, ou 15 % sur la fraction de bénéfice inférieure à 42 500 € pour les PME éligibles au taux réduit. À cela s'ajoute, pour les entreprises de moins de 50 salariés, la suppression du forfait social sur l'abondement : le circuit société est alors remarquablement efficient.
Vaut-il mieux verser via la société ou personnellement ?
Comparez votre TMI au taux d'IS. Un dirigeant en TMI 41 % gagne plus par euro déduit personnellement (41 centimes) que via l'IS (25 centimes) : il sature d'abord son plafond personnel. Un dirigeant en TMI 11 ou 30 %, ou une société au taux plein avec plusieurs associés, trouvera souvent le circuit société plus efficace, d'autant qu'il échappe largement aux cotisations sociales. Dans la vraie vie, la réponse est presque toujours un mix, que le simulateur ci-dessus compare en direct.
La fiscalité à la sortie est-elle la même ?
Non, et c'est un point d'attention. Les sommes issues des versements obligatoires de l'entreprise (compartiment 3) sortent principalement en rente, avec leur régime propre ; les versements volontaires déduits (compartiment 1) sortent en capital ou en rente, l'impôt se payant alors sur le capital au barème et sur les gains au prélèvement forfaitaire. L'arbitrage entrée/sortie complet fait partie de l'étude personnalisée.
Recevez votre étude personnalisée
Vos paramètres de simulation me sont transmis avec votre demande : j'arrive au premier échange en connaissant déjà vos ordres de grandeur, et je vous rappelle avec une analyse déjà préparée, avec le montage adapté à votre société : catégorie de bénéficiaires, règlement d'abondement, calendrier de mise en place.
Pour aller plus loin