Comment réduire ses impôts en SASU en 2026 : les 4 leviers concrets
Vous êtes président de SASU et vous vous versez uniquement des dividendes ? Vous payez probablement plus d'impôts que nécessaire. Voici les quatre leviers qui permettent de réduire la facture fiscale tout en construisant du patrimoine, avec les chiffres 2026.
Pourquoi le 100 % dividendes n'est pas toujours optimal ?
Un dividende de SASU subit d'abord l'impôt sur les sociétés (15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice, 25 % au-delà), puis la flat tax de 31,4 % (12,8 % d'IR + 18,6 % de prélèvements sociaux). Au total, sur un bénéfice de 100 000 €, il vous reste environ 47 000 € en poche. Aucune cotisation retraite, aucune couverture maladie au-delà du minimum, aucun plafond PER activé.
Le salaire du président : un coût, mais aussi des droits ?
Le président de SASU est assimilé salarié (mandataire social). Chaque euro net de salaire coûte environ 1,93 € à la société (charges patronales et salariales comprises), contre 1,94 € pour un euro net de dividende. La différence de coût est négligeable, mais le salaire ouvre des droits : validation de trimestres de retraite (4 trimestres dès 7 128 € brut annuel en 2026), indemnités journalières en cas de maladie, et surtout un plafond de déduction PER.
Le PER : transformer de l'impôt en épargne retraite ?
Le Plan d'Épargne Retraite permet de déduire vos versements de votre revenu imposable. En 2026, le plafond est de 10 % du revenu net, avec un minimum de 4 710 € et un maximum de 37 680 € pour un salarié. Un président qui se verse 30 000 € net de salaire annuel dispose d'un plafond d'environ 2 700 €, et les plafonds non utilisés des trois années précédentes se cumulent. L'économie d'impôt dépend de votre tranche marginale : à 30 % de TMI, 10 000 € versés sur un PER réduisent votre impôt de 3 000 €.
Le contrat de capitalisation : faire fructifier la trésorerie excédentaire ?
Quand la trésorerie de la SASU dépasse les besoins de l'activité (à partir de 75 000 € d'allocation environ, seuil d'entrée courant des contrats de capitalisation), elle peut être investie dans un contrat de capitalisation souscrit par la société. Les gains restent dans la société et ne subissent l'IS qu'à la sortie effective. Ce capital reste accessible à tout moment par rachat partiel ou par avance (prêt de l'assureur, sans fiscalité déclenchée), et peut même servir de garantie pour un financement bancaire. C'est un outil de moyen-long terme qui évite que la trésorerie excédentaire dorme sur un compte courant à rendement quasi nul.
Comment articuler ces quatre leviers ensemble ?
L'optimisation ne consiste pas à maximiser un seul levier, mais à trouver le bon équilibre entre les quatre. Un bénéfice de 120 000 € avec un train de vie de 3 000 €/mois net peut, par exemple, se structurer ainsi : un salaire de 3 200 €/mois (validation des trimestres, couverture maladie, ouverture du plafond PER), un versement PER de 4 710 € par an (déduction à la TMI la plus haute), et le solde après IS en capitalisation si le ticket d'entrée est atteint, ou en dividendes réinvestis en assurance-vie personnelle sinon. Sur 20 ans, cette structuration peut représenter plus de 200 000 € de patrimoine supplémentaire par rapport au 100 % dividendes, tout en offrant une protection sociale que les dividendes seuls ne procurent pas.
Vous voulez savoir ce que ces leviers donnent avec vos propres chiffres ?
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